African Cities Reader

Demande de soumissions : Lecteur des Cités Africaines II Mouvements et Infrastructures.

Suivant de près les talons du premier Lecteur des Cités Africaines, nous demeurons plus que jamais convaincus que l’insertion démographique de la jeunesse, informelle et non conventionnelle dans les circuits mondiaux par des citadins africains, est le point de départ pour un engagement soutenu et une nouvelle version de l’histoire de la cité dans l’Afrique contemporaine. Les capacités des citadins africains, à la fois culturelles, existentielles, religieuses, stylistiques, commerciales, familiales, productrices de connaissances et de navigation, sont typiquement ignorées, non reconnues et sous-estimées. Le but du Lecteur des Cités Africaines est de mettre au premier plan leurs histoires et habitudes. Le Lecteur cherche à devenir un forum où des africains racontent leurs propres histoires, dessinent leurs propres cartes et représentent leurs propres topographies spatiales, même constantes, afin d’évoluer et de s’adapter à l’interstice de la différence, de la complexité, de l’opportunisme et de l’ironie.

La deuxième édition est organisée autour du thème : « Mouvements et Infrastructures ». Il nous semble apparent que les cités africaines sont définies fondamentalement par leurs mouvements incessante [ or incessantes agitations]. Et au fur et à mesure que les gens s’avancent dans des cités qui sont incapables de faire face à leur présence, ils finissent continuellement par admettre le fait que la façon d’aborder la cité est un jeu de cache-cache… rien n’est facilement navigable ; à première vue, rien ne ressemble aux apparences; et la vie urbaine devient le centre d’intérêt sur lequel repose la nécessité de lire la rue, les visages, les gestes, l’ambiance, les odeurs, les bruits, le danger et, bien entendu, le plus important, l’opportunité. Le discernement demande une capacité d’être continuellement sur les routes, dans la circulation, que ce soit à pied, par les rumeurs, les messages de portable ou l’insertion dans les multiples réseaux de la société. Il est donc possible d’avoir accès et d’explorer le phénomène de la cité africaine à travers des articles pertinents pour justifier cette dynamique. Un aspect de l’exploration pourrait être les types d’instruments ambulantes ( et de mobilisation); c.à.d. la bousculade chaotique pour l’espace routier par les taxis minibus omniprésents qui insistent à ce que les citées et les aménagements des rues se moulent selon leurs convenances. Cependant, en plus de fournir une dynamique visuelle unique et en mouvement, ces cercueils de la route transportent des comportements sociaux sous-exposés et des cultures inhérentes. Toutes les études qui peuvent mettre à jour ces capsules agitées de la cité contemporaine sont nécessaires. Néanmoins, les points de terminus, où les nombreuses files d’attente et d’ennui laissent toujours un goût saumâtre, sont aussi importants à comprendre que les trajectoires et ‘intériorités’ uniques des taxis. En fait, il est probablement possible de planifier et de ‘spatialiser ‘ les cultures publiques associées aux mini-agglomérations qui se regroupent aux intersections de transport et dans le réseau plus large des sphères publiques qui se répartissent à travers les réseaux entre ces espaces.

Il serait déplacé de concentrer toute l’attention sur le concept mobile et stationnaire des rangs de taxis ou des routes. Aéroports, postes frontaliers, les routes clandestines, les barrages de route, les nids de poule et autres technologies de consigne, contrôle, barrage et de détours sont certainement aussi importants depuis que la migration urbaine à travers les territoires intérieurs et nationaux est aussi constituante à la cité contemporaine. Il est évident que toutes ces modalités de circulation conventionnelles et ces mises à jour sont maintenant dépassées, peut-être même remplacées, par des activités virtuelles, qu’elles soient via cafés internet ou téléphones portables. Puisque toutes les technologies sont toujours un chevauchement de culture et de désir, nous sommes impatients d’apprendre les faits qui peuvent éclaircir comment ces dynamiques résonnent dans les cités africaines. Quelles sont les notions de temps et de vitesse qui marquent ces habitudes ? Quelles sont les nouvelles écologies sociales construites qui émanent de l’investissement dans la constance de mouvement à la fois pratique et imaginaire ? Quels sont les efforts et les rationalités invoqués afin de retrouver son chemin devant les obstacles du mouvement et de la circulation ? De plus, comment marquons-nous et intitulons-nous la politique qui est à la base de ces particularités toujours changeantes et franchement décevantes ?

Allant au-delà de cette perspective exploratrice, le Lecteur des Cités africaines demeure ouvert aux multiples genres (littérature, philosophie, documentaire, reportage, récit ethnographique, etc), formes de représentation (texte, image, son et peut-être performance) et points de vue. Le Lecteur des Cités africaines insiste à donner corps au riche pluralisme, cosmopolitisme et à la diversité des urbanismes émergents à travers l’Afrique. Ainsi, le Lecteur invite et s’engage à commander des écrits et travaux d’art par des praticiens, académiciens, activistes et artistes d’industries diverses à travers l’Afrique et dans toute son immensité.

Les soumissions seront acceptées jusqu’au mercredi 31 mars 2010 et devront être transmises électroniquement sous format Word et jpg avec résolution réduite à l’adresse courriel ci-dessous. Les thèmes des soumissions peuvent être variés et seront évalués selon leur pertinence par rapport au sujet traité. Tout document doit être accompagné d’un extrait, d’une biographie et un détail des coordonnées personnelles.

Visitez le lancement de la revue ici : www.africancitiesreader.org.za.

Pour plus d’informations, contactez :

Jennifer Bryant
africancitiesreader@chimurenga.co.za
Tel : +27(21) 422 41 68
www.chimurenga.co.za
www.africancentreforcities.net

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